Mon soutien psy : comprendre le dispositif
Le dispositif Mon soutien psy permet à certaines personnes de bénéficier de séances d’accompagnement psychologique avec un psychologue partenaire de l’Assurance Maladie. Il s’adresse aux enfants à partir de 3 ans, aux adolescents et aux adultes qui traversent une souffrance psychique d’intensité légère à modérée : anxiété, déprime, mal-être, difficultés émotionnelles, troubles du comportement alimentaire sans critère de gravité, ou période de vie difficile.
Cette page a pour objectif de vous aider à comprendre ce dispositif pour lequel je suis conventionnée: à qui il s’adresse, comment il fonctionne, quelles sont les conditions de remboursement et comment se déroule l’accompagnement avec un psychologue.
Qu’est-ce que le dispositif Mon soutien psy ?
Mon soutien psy est un dispositif national mis en place par l’Assurance Maladie afin de faciliter l’accès à un accompagnement psychologique. Il permet de bénéficier de séances avec un psychologue partenaire, sous certaines conditions, avec une prise en charge financière par l’Assurance Maladie et, selon votre situation, par votre complémentaire santé.
L’objectif est de permettre aux personnes qui ressentent un mal-être, une angoisse, une tristesse persistante ou des difficultés psychologiques modérées de consulter plus facilement, avant que la situation ne s’aggrave.
Ce dispositif ne remplace pas les prises en charge spécialisées en psychiatrie lorsque celles-ci sont nécessaires. Il s’adresse principalement aux situations de souffrance psychique légère à modérée.
À qui s’adresse Mon soutien psy ?
Le dispositif concerne les personnes à partir de 3 ans : enfants, adolescents, jeunes adultes et adultes. Il peut être proposé lorsqu’une souffrance psychique commence à avoir un retentissement sur la vie quotidienne, familiale, scolaire, sociale ou professionnelle.
Chez l’enfant, cela peut concerner par exemple des changements d’humeur, des inquiétudes répétées, des difficultés à l’école ou à la maison, des plaintes corporelles fréquentes, un repli, des peurs ou un mal-être qui inquiète les parents, l’entourage ou l’équipe scolaire.
Chez l’adolescent, le dispositif peut être utile lorsqu’il existe une anxiété, une tristesse, une baisse de motivation, une perte de confiance, des tensions familiales, des difficultés scolaires ou relationnelles, à condition que la situation ne relève pas d’une urgence ou d’une prise en charge psychiatrique spécialisée.
Chez l’adulte, Mon soutien psy peut concerner des troubles anxieux ou dépressifs d’intensité légère à modérée, un mal-être persistant, un stress important, des difficultés d’adaptation à une période de vie, ou certains troubles du comportement alimentaire sans critère de gravité.
Combien de séances sont remboursées ?
Le dispositif permet de bénéficier de 12 séances maximum par année civile et par personne. La première séance correspond à un entretien d’évaluation, puis jusqu’à 11 séances de suivi psychologique peuvent être proposées selon les besoins.
Le nombre de séances n’est pas automatiquement fixé à l’avance. Il est évalué en fonction de la situation, de la demande, de l’évolution du suivi et de ce qui paraît cliniquement pertinent.
Dans certains cas, quelques séances suffisent à clarifier une situation ou à retrouver des repères. Dans d’autres situations, l’accompagnement peut nécessiter davantage de temps, dans la limite prévue par le dispositif.
Combien coûte une séance Mon soutien psy ?
Dans le cadre du dispositif Mon soutien psy, chaque séance est facturée 50 € par le psychologue partenaire. Ce tarif s’applique à l’entretien d’évaluation comme aux séances de suivi. Le dépassement d’honoraires n’est pas autorisé dans ce cadre.
L’Assurance Maladie prend en charge 60 % du tarif de la séance, soit 30 €. Les 40 % restants peuvent être pris en charge par la complémentaire santé ou la mutuelle, selon les conditions du contrat.
Certaines situations permettent de ne pas avancer les frais, notamment pour les bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire, de l’aide médicale de l’État, pour certains soins en lien avec une affection de longue durée, une maternité à partir du 6e mois de grossesse, un accident du travail ou une maladie professionnelle.
Faut-il une ordonnance pour bénéficier de Mon soutien psy ?
Il existe deux possibilités pour intégrer le dispositif. Vous pouvez d’abord en parler à votre médecin, au médecin de votre enfant ou à une sage-femme. Ce professionnel évalue la situation et peut vous remettre un courrier d’accompagnement si le dispositif paraît adapté.
Il est également possible de prendre directement rendez-vous avec un psychologue partenaire du dispositif. L’Assurance Maladie indique que l’accès peut se faire directement auprès d’un psychologue partenaire référencé dans l’annuaire officiel.
Dans tous les cas, le remboursement n’est possible que si le psychologue consulté est bien partenaire du dispositif Mon soutien psy.
Comment savoir si un psychologue participe au dispositif ?
Tous les psychologues ne participent pas au dispositif Mon soutien psy. Seuls les psychologues sélectionnés et ayant signé une convention avec l’Assurance Maladie peuvent proposer des séances remboursées dans ce cadre.
Pour trouver un professionnel partenaire, il existe un annuaire officiel Mon soutien psy:https://monsoutienpsy.ameli.fr/recherche-psychologue Cet annuaire permet de rechercher un psychologue conventionné par ville ou code postal. Pour un enfant ou un adolescent, il est possible d’utiliser un filtre afin d’identifier les professionnels recevant les mineurs.
Avant de prendre rendez-vous, il est recommandé de vérifier que le psychologue est bien référencé dans cet annuaire si vous souhaitez bénéficier du remboursement prévu par le dispositif.
Comment se déroule la première séance ?
La première séance est un entretien d’évaluation. Elle se déroule en présentiel au cabinet du psychologue. Elle permet de comprendre votre demande, votre situation actuelle, les difficultés rencontrées et le contexte dans lequel elles apparaissent.
Cet entretien permet aussi de vérifier si le dispositif Mon soutien psy est adapté à votre situation. Si l’accompagnement psychologique proposé dans ce cadre semble pertinent, le psychologue peut vous proposer un suivi, dans la limite du nombre de séances remboursées.
Si la situation nécessite une autre forme de prise en charge, le psychologue peut vous orienter vers votre médecin, un psychiatre, un pédopsychiatre, un centre médico-psychologique ou une structure spécialisée.
Comment se déroulent les séances de suivi ?
Après l’entretien d’évaluation, le psychologue peut proposer entre 1 et 11 séances de suivi psychologique, selon vos besoins et l’évolution de la situation. Ces séances permettent d’explorer plus précisément les difficultés rencontrées, de mettre des mots sur ce qui est vécu et de construire progressivement des repères pour faire face à la situation.
Les séances peuvent avoir lieu en présentiel. Dans certaines situations, des séances de suivi à distance peuvent être envisagées, si cela est adapté à la situation clinique, si le psychologue le propose et si les conditions de confidentialité sont réunies.
L’accompagnement se construit au rythme de la personne. Il ne s’agit pas d’appliquer une solution toute faite, mais de proposer un espace d’écoute, de compréhension et d’élaboration autour de ce qui fait difficulté.
Peut-on consulter pour son enfant dans le cadre de Mon soutien psy ?
Oui, le dispositif peut concerner les enfants à partir de 3 ans. La demande peut venir des parents, du médecin, de l’école ou de l’entourage lorsque certains signes inquiètent : anxiété, changement d’humeur, difficultés à l’école, plaintes somatiques, opposition, retrait, troubles du sommeil ou difficultés relationnelles.
Pour un enfant, la place des parents est importante. Le psychologue prend en compte la demande parentale, l’histoire de l’enfant, son environnement familial et scolaire, ainsi que la manière dont l’enfant exprime ses difficultés.
L’accompagnement peut comprendre des temps avec les parents, des temps avec l’enfant, et parfois des échanges autour des ajustements possibles dans le quotidien.
Peut-on consulter pour un adolescent ?
Oui, un adolescent peut bénéficier du dispositif si sa situation relève d’une souffrance psychique légère à modérée. Cela peut concerner une anxiété, une déprime, un mal-être, une baisse de l’estime de soi, des difficultés relationnelles, des tensions familiales ou des difficultés scolaires.
L’adolescent a besoin d’un espace où sa parole peut être entendue avec respect. Dans le même temps, les parents conservent une place importante, notamment lorsque la situation nécessite une attention particulière ou lorsqu’il existe un risque pour la sécurité de l’adolescent.
Pour les mineurs, le consentement des titulaires de l’autorité parentale est nécessaire dans le cadre du dispositif.
Dans quels cas Mon soutien psy n’est-il pas adapté ?
Le dispositif n’est pas adapté aux situations d’urgence ou aux situations nécessitant d’emblée un avis psychiatrique spécialisé. C’est notamment le cas lorsqu’il existe un risque suicidaire, des troubles anxieux ou dépressifs sévères, des troubles du comportement alimentaire avec signes de gravité, des dépendances importantes, des troubles du neurodéveloppement sévères ou certains antécédents psychiatriques récents.
Pour les enfants et les adolescents, certaines situations nécessitent une orientation vers un pédopsychiatre, un psychiatre, un centre médico-psychologique, l’hôpital ou une structure spécialisée.
En cas de doute, il est préférable d’en parler à votre médecin traitant, au pédiatre de votre enfant, à un psychiatre ou à un service spécialisé.
Que faire en cas d’urgence psychologique ?
Le dispositif Mon soutien psy ne constitue pas un service d’urgence. En cas de danger immédiat, de risque de passage à l’acte, de mise en danger de soi ou d’autrui, il faut contacter les services d’urgence.
En cas d’urgence vitale ou de danger immédiat : appelez le 15
En cas d’idées suicidaires ou de détresse psychologique intense : appelez le 3114, numéro national de prévention du suicide, accessible 24h/24 et 7j/7.
Il est important de ne pas rester seul face à une situation de crise.
Quels documents apporter au premier rendez-vous ?
Pour le premier entretien, il est conseillé d’apporter votre attestation de carte Vitale papier indiquant vos droits, notamment si vous bénéficiez d’une exonération d’avance de frais. Si vous avez été orienté par un médecin ou une sage-femme, apportez également le courrier d’accompagnement remis par ce professionnel.
Pour un enfant ou un adolescent, il peut aussi être utile d’apporter les documents permettant de mieux comprendre la situation : comptes rendus médicaux ou paramédicaux, bilans déjà réalisés, éléments scolaires, courriers d’orientation ou documents liés à un suivi en cours.
Ces documents ne remplacent pas l’échange clinique, mais ils peuvent aider à replacer la demande dans son contexte.
Peut-on arrêter le suivi ?
Oui. Le suivi peut être arrêté à tout moment. Il est toutefois préférable d’en parler avec le psychologue afin de faire le point sur l’accompagnement, les évolutions constatées et ce qui reste éventuellement à travailler.
Il est également possible de changer de psychologue partenaire. Dans ce cas, le nouveau psychologue peut poursuivre les séances restantes, dans la limite des 12 séances remboursées par année civile et par patient.
Que se passe-t-il à la fin des 12 séances ?
À la fin de l’accompagnement, un point peut être fait sur l’évolution de la situation. Si les difficultés se sont améliorées, le suivi peut s’arrêter. Si les difficultés persistent ou si la situation nécessite un accompagnement différent, une orientation vers un médecin, un psychiatre, un centre médico-psychologique ou une autre structure peut être envisagée.
Si un nouvel accompagnement est nécessaire, il peut être discuté dans le cadre prévu par le dispositif, dans la limite de 12 séances remboursées par année civile. Il est aussi possible de poursuivre un suivi en dehors du dispositif Mon soutien psy, mais ces séances ne seront alors pas prises en charge par l’Assurance Maladie dans ce cadre.
Mon soutien psy et consultations hors dispositif : quelle différence ?
Une consultation chez un psychologue peut avoir lieu dans différents cadres.
Dans le cadre de Mon soutien psy, les séances suivent les règles du dispositif : psychologue partenaire, tarif réglementé, nombre limité de séances, remboursement selon les conditions de l’Assurance Maladie et de la complémentaire santé.
Hors dispositif, le suivi se fait selon les modalités habituelles du cabinet : durée, fréquence, tarif et cadre clinique définis avec le psychologue. Dans ce cas, les séances ne sont pas remboursées par l’Assurance Maladie au titre de Mon soutien psy. Certaines mutuelles peuvent toutefois proposer une participation selon le contrat.
Il est donc important de préciser, dès la prise de rendez-vous, si vous souhaitez consulter dans le cadre de Mon soutien psy ou hors dispositif.
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